Les chaudières

Les chaudières jouent le rôle de chauffage central, qui tire son énergie de la combustion du bois pour chauffer l’eau. Ce système est donc relié à vos radiateurs et votre réseau d’eau chaude sanitaire, sur le même principe qu’une chaudière classique.

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La plupart ont une combustion assistée par ventilateur qui améliore le tirage. Elles se déclinent sous deux types : chaudières manuelles et chaudières automatiques – qui sont de plus en plus communes, grâce à la diffusion croissante du combustible bois en granulés.

Chaudières manuelles

Elles fonctionnent avec des bûches et nécessitent d’être alimentées régulièrement. Il faudra prévoir de transporter fréquemment du bois et pouvoir accéder au local facilement. Mieux vaut oublier un stockage de bûches situé à 30 m de la chaudière en bas d’un escalier à grimper ! Ces appareils peuvent être à tirage naturel (les plus anciennes, où les bûches sont placées dans le foyer) ou à combustion inversée.

Dans ce cas, elles disposent d’un espace où du bois peut être accumulé séparément du foyer de combustion. Ce dispositif permet d’optimiser l’entrée d’air et améliorer le rendement. Certaines peuvent être assistées par un ventilateur qui régule l’entrée d’air, optimisant encore un peu plus les performances – et donc leur autonomie. Il est vivement recommandé d’installer un ballon permettant de stocker l’eau chaude (surcoût de 1500 à 2 500 €) qui permet également de prolonger la durée de vie des systèmes de chauffe.

Avantages

✓ Performantes : bon rendement (50 à 70%) pour les chaudières à combustion inversée, voire très bon avec un ventilateur (70 à 85%). Sinon, faible rendement (40 à 60 %) avec des chaudières à tirage naturel… qui disparaissent d’ailleurs petit à petit du marché.

Inconvénients

X Autonomie : de 5 à 20 h pour une combustion inversée, plus faible pour un tirage naturel (8 à 12 h, donc obligation de mettre des bûches deux fois par jour).

X Coût : 1500 à 4500 € pour un tirage naturel, jusqu’à 7500 € pour une combustion inversée à ventilateur, ce qui n’est pas rentable à moins de disposer de bois bon marché.

X Entretien : risque d’encrassement pour le tirage naturel.

Chaudières automatiques et semi-automatiques

Elles fonctionnent principalement avec des plaquettes (bois déchiqueté) et des granulés.

Les modèles automatiques (granulés) comportent une vis sans fin permettant de les alimenter à partir d’un silo de stockage placé à proximité. Ce dernier doit être couvert et ventilé de manière à maintenir le combustible au sec.

Les systèmes semi-automatiques (plaquettes ou granulés) ont un rendement légèrement inférieur et ne sont pas reliés à un silo. Le chargement se fait donc manuellement dans un réservoir spécifique incorporé. L’apport en air est régulé automatiquement, ce qui garantit une combustion optimale.

Espace de stockage et approvisionnement

Seule l’installation d’un silo permet d’accroître considérablement l’autonomie d’une chaudière. Il doit être positionné près de l’appareil (moins de 20 m). Pour du granulé, sa taille doit correspondre à environ 1,2 à 1,5 fois le volume des besoins annuels en combustible (compter 1 m3 de silo par kW de puissance de chaudière). Un silo de 5 à 10 m3 suffira pour un logement de 150 m2. Pour des plaquettes, il faut prévoir beaucoup plus grand, de 25 à 100 m3.

Pour les granulés, les livraisons s’effectuent par soufflage via camion-citerne, qui doit pouvoir se positionner à moins de 30 m du silo. Pour le bois déchiqueté, l’approvisionnement s’effectue par camion benne, directement dans un silo enterré ou au sol.

Avantages

✓            Très bonnes performances : rendement de 70 à 85% pour les semi-automatiques, jusqu’à 90% pour les automatiques.

✓            Autonomie : très grande, de 24 h à plusieurs mois si la chaudière est reliée à un grand silo (1 à 7 jours pour une semi-automatique). La combustion est régulée suivant la température choisie.

✓            Entretien : réduit, nettoyage du cendrier et du foyer de temps à autre et ramonage deux fois par an.

Inconvénients

X Coût : 6000 à 10000 € pour les semi-automatiques, les prix s’envolent pour les automatiques : l’investissement moyen tourne autour de 16000 € – un coût très difficile à rentabiliser. N’hésitez pas à en discuter avec votre installateur de chaudière sur Namur.

Au final, les chaudières offrent un confort d’utilisation et des performances qui se payent au prix fort… C’est le moment de profiter de l’abattement de 40% du crédit d’impôt.