Autres combustibles

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D’autres combustibles moins usités sont toutefois disponibles sur le marché, avec des qualités très hétérogènes et à des prix rarement avantageux. Voici un petit tour d’horizon des alternatives.

La paille

C’est le produit qui se développe le plus, notamment en France où il existe une importante filière potentielle qui ne demande qu’à être valorisée. La paille peut être utilisée directement telle quelle – cet usage étant pour l’instant restreint à des chaufferies collectives car elle exige un espace de stockage énorme – ou en granulés. Ces derniers sont prometteurs car ils remplacent facilement le granulé de bois, même si d’avis de certains utilisateurs, ils encrasseraient plus facilement les appareils de chauffe.

Les briquettes de bois ou bûches reconstituées

Nouvellement apparues sur le marché, les bûches reconstituées sont composées de sciures et copeaux compactés sans colle ni liant, une sorte de granulé géant… Elles s’utilisent en lieu et place des bûches traditionnelles mais, plus denses que ces dernières et d’emblée très sèches, leur rendement est de 50 % supérieur. Se consumant intégralement, elles laissent un taux de cendre extrêmement bas (< 1 %). Elles restent toutefois plus chères que le bois (environ 200 à 300 € par tonne – à comparer en termes de coût au kW) et demeurent de ce fait peu usitées.

Le maïs

Il est possible d’utiliser les rafles de maïs en tant que combustible : c’est la partie centrale qui tient les grains (pas de risque de pop-corn dans la chaudière). Seuls quelques rares modèles de chaudières dites polycombustibles peuvent les accepter. Ces derniers devront toutefois être tronçonnés pour ne pas abîmer l’appareil. Globalement, de nombreuses précautions sont à prendre pour ne pas encrasser ni user prématurément le système de chauffe. Ce n’est pas un combustible pratique d’utilisation et son usage reste strictement confidentiel.

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Les noyaux de fruits

Les noyaux sont composés de lignine, comme le bois. Une fois séchés, ils brûlent facilement. La plus grande difficulté au final est de s’approvisionner. Encore une fois, l’utilisation est tout à fait possible mais reste réservée aux personnes situées à proximité d’usines de fabrication (ex. fabrication d’huile d’olive…) – ce qui en fait un combustible marginal.